NE JAMAIS SUIVRE SON MARI DANS LA DESOBEISSANCE:
LE CAS D'ANANIAS ET SAPHIRA
ACTES 5: 1-11
Chères sœurs en Christ, nous vous saluons au nom du Seigneur Jésus-Christ!
Nous savons toutes que la Bible nous demande à nous femmes d'obéir à nos maris, de leur être soumis, de suivre leur leadership, d'être sous leur autorité. Mais jusqu'où doit aller notre obéissance? Devons-nous obéir à notre mari, suivre ses ordres quand ceux-ci sont contraires à la volonté de Dieu et nous poussent à désobéir à Dieu? Aujourd'hui, nous voulons attirer l'attention de nous femmes chrétiennes au fait que malgré notre amour pour notre mari, malgré notre soumission à son autorité, nous ne devons jamais suivre ses conseils quand ce qu'il nous dit est contre la volonté de notre Père céleste. Nous allons parler de l'histoire d'Ananias et Saphira racontée dans le livre des Actes des Apôtres, au chapitre 5, les versets 1 à 11.
Le contexte du passage est celui de la manifestation de la puissance du Saint-Esprit au commencement de l'Eglise à Jérusalem. Au chapitre deuxième du livre des Actes nous assistons à venue du Saint-Esprit. Les disciples rassemblés dans la chambre haute sont tous remplis du Saint-Esprit et parlent en langue. Le même jour, la prédication que l'apôtre Pierre fait devant les gens qui ont accouru vers eux amène trois mille personnes à la conversion à Jésus-Christ. Ainsi se forme la première église chrétienne. La Bible dit que "tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui étaient sauvés." (Actes 2:44-47).
La Bible nous présente ici l'image d'une assemblée chrétienne profondément spirituelle. Les chrétiens et chrétiennes vivent ensemble, partagent dans la charité tout ce qu'ils ont et persévèrent dans la communion fraternelle et spirituelle. L'unité de cette première communauté, la profondeur de leur témoignage pousse plusieurs personnes à venir les rejoindre afin d'expérimenter la charité et la grâce de Dieu.
La charité des membres de la nouvelle communauté se manifestait par la vente des biens personnels et par le partage du produit de la vente avec le reste des frères et sœurs de la communauté selon les besoins de chacun. Nous voyons ici, chères sœurs en Christ l'amour chrétien en action. L'amour chrétien tel qu'il doit se vivre dans notre foyer et dans nos églises aujourd'hui.
Mais cette joie, cette spiritualité, cette communion matérielle et spirituelle de premiers chrétiens et chrétiennes sera de courte durée. L'orgueil et la jalousie humaines vont encore prendre le dessus, même dans les vies de ceux qui se sont donnés à Jésus-Christ et sont remplis du Saint-Esprit. Au chapitre quatre du livre des Actes nous lisons que " La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous. Car il n 'y avait parmi eux aucun indigent: tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres; et l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin. Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d'exhortation, Lévite, originaire de Chypre, vendit un champ qu'il possédait, apporta l'argent, et le déposa aux pieds des apôtres."
L'acte de charité de Joseph appelé Barnabas, qui a vendu son champ et a apporté tout l'argent aux apôtres avait certainement frappé les esprits de plusieurs et certainement l'esprit d'Ananias. Barnabas était certainement félicité, choyé et encouragé.
Ananias voyant l'acte de charité de Barnabas voulut l'imiter. Lui aussi vendit sa propriété. Mais contrairement à Barnabas qui avait vendu son champ et apporté tout l'argent aux apôtres, Ananias se rendit compte que sa propriété lui avait rapporté beaucoup d'argent. Comment pouvait-il donner tout cet argent aux apôtres pour les besoins de la communauté et rester les mains vides?
Lisons ce que la Bible nous dit sur cette histoire. "Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété, et retint une partie du prix, sa femme le sachant; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres. Pierre lui dit: Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? S'il n'eût pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et, après qu'il a été vendu, le prix n'était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. Ananias, entendant ces paroles, tomba, et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. Les jeunes gens, s'étant levés, l 'enveloppèrent, l'emportèrent, et l'ensevelirent. Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. Pierre lui adressa la parole: Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ ? Oui, répondit-elle, c'est à ce prix-là. Alors Pierre lui dit: Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l'Esprit du Seigneur ? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t 'emporteront. Au même instant, elle tomba aux pieds de l'apôtre, et expira. Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte; ils l'emportèrent, et l'ensevelirent auprès de son mari. Une grande crainte s'empara de toute l'assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses." (Actes 5:1-11).
En quoi consiste le péché d'Ananias et Saphira? Le péché d'Ananias et Saphira consiste dans l'orgueil, le désir d'être vu et considéré comme important, mais aussi dans l'avarice, l'égoïsme, l'incapacité de partager complètement ce que l'on possède. L'orgueil et l'égoïsme d'Ananias et de sa femme les ont poussés au mensonge. Ananias décide de garder une partie de l'argent du champ, mais veut avoir la gloire de celui qui a tout donné au Seigneur. Il implique sa femme dans sa désobéissance parce qu'il l'informe de sa décision et les deux deviennent complices dans le mensonge.
Mais parce qu'il est le responsable de la famille, Ananias part le premier voir les apôtres et leur apporter l'argent de sa propriété. Son mensonge est révélé à l'apôtre Pierre par le Saint-Esprit et il est frappé de mort.
La femme d'Ananias, voyant peut-être que son mari tardait de revenir vers elle alla aux nouvelles et arriva devant les apôtres sans savoir que son mari menteur était déjà mort et enterré. L'apôtre lui pose la question sur le prix exact du champ et elle ment ensemble avec son mari. Elle aussi est punie de mort.
Chères sœurs en Christ, pourquoi il y a-t-il beaucoup de problèmes et de conflits entre nous et nos voisins du quartier? Pourquoi y-t-il de problèmes dans nos pays? La réponse est peut-être parce que nous femmes ne savons pas conseiller nos maris. Quand notre mari vient vers nous avec des idées ou plans qui sont clairement contre la volonté de Dieu que faisons-nous? Dans la plupart des cas, nous devenons son complice et l'encourageons même à désobéir davantage à Dieu. Notre mari est-il fâché contre les voisins et veut aller les insulter? Nous l'encourageons à ne pas se laisser faire, nous l'accompagnons, nos enfants avec nous et ensemble nous insultons, nous nous battons contre nos voisins.
Quand notre mari qui vient d'être nommé à un poste important dans son lieu de travail commence à voler l'argent de l'entreprise, nous l'encourageons afin qu'il vole plus et nous donne aussi du produit de son vol afin que nous achetions pagnes, bijoux et toutes les autres choses que nous convoitons tant.
Quand notre mari a tort dans une situation et que les autres cherchent à le ramener dans la raison, nous nous introduisons dans la discussion et prenons défense de notre mari sans nous préoccuper du fait que ce qu'il est en train de dire ou de faire est mauvais et contre la volonté de Dieu. Nous haïssons ceux ou celles que notre mari haï. Nous sommes et aimons être complices de notre mari, même si ce qu'il fait est clairement contre la volonté de Dieu.
Pourquoi chères sœurs en Christ aimons-nous êtres complices de notre mari quand il désobéit au Seigneur? Avons-nous peur de lui dire que ce qu'il fait est contre la volonté de Dieu? Avons-nous peur que si nous refusions de le suivre dans sa désobéissance qu'il ne nous aime plus? Mais à quoi sert l'amour d'un mari désobéissant que Dieu va finir par punir?
Chères sœurs en Christ, nous ne vous encourageons pas à aller créer des troubles dans vos foyers. Nous ne vous demandons pas d'aller attaquer vos maris et les humilier pour leur désobéissance. Nous vous demandons seulement de ne pas imiter Saphira la femme d'Ananias. Elle a fini comme son mari. Elle est morte, frappée par le Saint-Esprit de Dieu. Chères sœurs en Christ, fuyons la colère de Dieu. Si notre mari veut nous entraîner dans la désobéissance, nous devons avec amour, gentillesse et sagesse lui faire savoir que nous n'allons pas le suivre dans sa désobéissance, car il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. (Actes 4:19).
Chères sœurs en Christ, pour éviter que Dieu ne punisse notre famille, apprenons à devenir conseillères de notre mari. Apprenons à les écouter, à partager leurs préoccupations, mais toujours à les avertir quand ils veulent s'engager dans des voies qui sont contraires à la volonté de Dieu. Apprenons à conseiller nos maris sans leur faire voir que nous sommes maintenant les cheftaines de la famille. La Bible nous dit que la femme chrétienne n'a pas d'autorité sur son mari (1 Timothée 2:12), mais cela ne signifie pas que la femme chrétienne n'a rien à dire à son mari ou qu'elle est son esclave. Non, la femme chrétienne n'est ni la servante, ni l'esclave de son mari. Elle est sa femme, elle est sa compagne de vie, son vis-à-vis, son égal comme nous l'enseigne Genèse 2:18.
Parce que la femme chrétienne est le vis-à-vis de son mari, parce qu'elle est son égal, mais s'est placée volontairement sous l'autorité de son mari, elle a le devoir et la responsabilité devant Dieu de ne jamais laisser son mari suivre un chemin qui mène à la perdition sans dire un mot. Une femme qui aime réellement son ne peut pas le laisser suivre une mauvaise voie. Une femme qui aime son mari ne doit pas devenir complice de son mari dans le mal. Nous prions afin que le Seigneur nous aide, nous femmes chrétiennes à être les bonnes conseillères de nos maris, et jamais d'êtres leurs complices dans la désobéissance devant le Seigneur. Que le Seigneur nous donne la sagesse et la grâce afin que nous devenions des conseillères spirituelles de nos maris et jamais leurs complices dans le mal. Amen.